Gérer son stress dans les situations difficiles au travail

Rares sont les vies professionnelles qui nous épargnent ces moments là. Ces rendez-vous difficiles qui nous mettent dans un état de stress particulièrement éprouvant. Pour certain ce sera un entretien d’embauche, pour d’autres une convocation chez un chef caractériel, pour d’autres encore la présentation d’un projet stratégique devant un parterre de gens importants… Des moments particuliers durant lesquels nous avons le sentiment qu’une partie de notre vie ou de notre intégrité est en jeu. Tous nos efforts pour nous calmer et nous raisonner ne sont alors que d’une faible utilité face à l’anxiété, nous conduisant souvent à réaliser au final, une piètre prestation… Et puis, le rendez-vous passé, nous ruminons remords et regrets de ne pas avoir été à la hauteur, ce qui exacerbera l’appréhension de nous retrouver à nouveau dans pareille situation. Heureusement quelques astuces existent pour surmonter cet excès de stress et donner le meilleur de nous-mêmes, quelle que soit la nature de l’entretien difficile !

Le stress, notre système d’alarme

Avant toute chose, désacralisons ce fameux stress, présenté dans bon nombre d’ouvrages spécialisés comme le pire de nos maux. Il s’agit en réalité d’un syndrome général d’adaptation de notre corps en réaction aux stimulations provenant de notre environnement, comme nous le rappelle le père du concept et chercheur Hans Selye. Le stress agit comme notre système d’alarme intérieur. Il nous permet de jauger l’impact potentiel d’un signal extérieur sur notre santé psychique et physique. Il peut donc s’avérer être un allié précieux… pourvu qu’il reste à un niveau acceptable ! Car passé un certain seuil, les choses se compliquent. En particulier lorsque nous avons le sentiment que les contraintes et agressions de notre environnement dépassent ce que nous percevons de nos ressources pour y faire. Débordés au delà de nos ressources perçues, le stress va provoquer en nous trois grands types de réactions : une perte d’efficacité cognitive, l’apparition de réactions émotionnelles, le développement de manifestations somatiques.

Quand le stress nous met en difficulté

Qui n’a pas en mémoire ce moment douloureux devant ce recruteur incrédule vous fixant froidement, alors que vous transpirez à grosses gouttes, la peur au ventre, et que vos paroles s’enchainent dans la confusion la plus totale là où vous deviez justement faire montre d’aisance absolue à résumer votre CV. Ou cette présentation cauchemardesque effectuée devant la Direction Générale de votre entreprise, lors de laquelle vous avez perdu la mémoire, incapable de répondre à une question pourtant simple sur votre spécialité là où il est impossible de ne pas savoir, la main tremblante sur votre stylo, une colère froide envers vous même vous envahissant ? Apprendre à gérer son stress avant ou dans de telles situations passera donc par la nécessité d’augmenter vos ressources disponibles. Voici quelques petites recettes pour y parvenir.

Trois recettes pour gérer son stress

En premier lieu, quel que soit l’entretien à venir, se préparer au maximum. Ecrire l’enchainement de vos propos, les répéter plusieurs fois à l’avance, afin que le suivi de la trame de votre intervention devienne un automatisme. Ceci réduira d’autant le risque de confusion mentale lorsque vous serez au cœur de l’entretien. Pour aller un peu plus loin, une technique paradoxale pourra également s’avérer utile : il s’agit de visualiser l’entretien à venir, et d’imaginer le pire qui puisse arriver. Ceci vous permettra de désamorcer une partie de vos appréhensions, en préparant votre cerveau à l’avance au cas où la situation tournerait effectivement à votre désavantage.

En second lieu, il s’agit de faire de votre corps un allié. L’excès de stress pourra le conduire à toutes sortes de manifestations embarrassantes avant et pendant l’entretien : sudation, tremblements, rougeurs, troubles musculaires, troubles digestifs, troubles respiratoires… Notre corps est très créatif en la matière ! Il faut donc lui apprendre à réagir autrement. Des exercices de respiration pourront notamment permettre de canaliser vos réactions. Certains très discrets pourront être effectués jusqu’au moment de rentrer dans l’arène…

En dernier lieu, il faudra tenter, tant que possible, de gérer vos réactions émotionnelles. Réprimer de la peur ou de l’appréhension n’est pas recommandé car tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime en vous en dans votre manière de réagir. Privilégier l’expression de ces émotions donc, mais si possible avant l’entretien ! Une manière de procéder consiste à poser sur papier tout ce qui vous semble être source de peur dans l’entretien à venir. L’acte de rédiger vous permettra d’expulser une partie importante de l’appréhension et ainsi de réduire la possibilité d’une manifestation émotionnelle trop invalidante lors de l’entretien. Si malgré cela le jour J l’angoisse prend le dessus, reproduisez l’exercice mentalement. Il faudra alors de passer en revue les caractéristiques de l’entretien qui vous semblent causer autant d’appréhension. Le simple faite d’activer volontairement des ressources cognitives réduira la possibilité d’une réaction émotionnelle involontaire, et canalisera par la même occasion vos potentielles réactions somatiques.

Il s’agit là de tester des recettes faciles à appliquer pour mieux gérer les entretiens difficiles et garder pleine possession de ses moyens. La simplicité est souvent synonyme d’efficacité ! Ces quelques astuces si elles sont utilisées régulièrement, vous permettrons de diminuer considérablement le stress et ses effets problématiques pour rester serein(e) en toutes circonstances. Elles font partie des outils que nous proposons à nos clients en formation ou en coaching dans le domaine de la gestion du stress et ses émotions.

Démotivation dans les équipes : agir contre le blues de la rentrée

Quelle meilleure occasion peut-on trouver que la rentrée pour parler motivation ? Il n’y a guère que nos enfants pour manifester de l’impatience à la perspective de retrouver leurs petits camarades et l’ambiance des cours de récréation… Chaque année, la rentrée questionne notre motivation au travail. Comment interpréter cet état ? Que faut-il en faire ?

Chaque année pour la plupart d’entre nous, il faut passer cette étape particulière, celle où il s’agit de nous « remotiver » pour retourner travailler. Il y a eu une rupture de rythme, provoqué par ce long temps de pause estival. Durant cette période, l’espace de quelques semaines, nous avons mise en place de nouvelles routines, non plus basées sur l’obligation d’aller au bureau, mais sur d’autres nécessités, celle de notre famille, de notre couple, de nos envies de loisirs ou de farniente. Et il s’avère souvent difficile de se réhabituer aux contraintes professionnelles après cela. Nombreux sont celles et ceux qui éprouvent ce blues des vacances une fois de retour au travail. Pour certains cet état démotivation passera au bout de quelques jours. Pour d’autres le questionnement peut générer une remise en cause plus profonde.

Une manière d’analyser cela peut se faire par le prisme de la motivation extrinsèque ou intrinsèque. La motivation extrinsèque est celle que nous allons ressentir par le bien d’un stimulus extérieur : nous pourrions être particulièrement motivé à rentrer de vacances parce qu’un nouveau poste, une augmentation ou une promotion nous attendent au bureau. A l’inverse nous pouvons être particulièrement démotivé à l’idée de rentrée parce que retourner au bureau signifie retrouver des collègues difficiles, un chef caractériel, ou de manière plus générale une ambiance de travail délétère. La motivation intrinsèque va plutôt être en lien avec nos ressorts internes. Elle va questionner le sens que nous donnons à notre travail. Celui-ci correspond-il à nos aspirations ? Est-il en ligne avec nos valeurs ? La rupture estivale vient souvent réveiller ce questionnement particulier et c’est celui-là même qui pourra conduire à une remise en question profonde du poste que nous occupons.

Démotivation intrinsèque ou extrinsèque à la rentrée, que faut-il faire de cet état ? Il n’y a évidemment pas qu’une seule réponse. Tout va dépendre de son intensité, et de ses causes. Une bonne manière de s’auto-diagnostiquer peut être de réaliser une balance entre contribution et rétribution. De quelles manières je contribue à l’activité de l’entreprise qui m’embauche, et quel sont les bénéfices que j’en retire ? Un état de démotivation s’installera lorsque nous avons l’impression de donner plus que ce que nous recevons en retour. Cette appréciation est subjective et propre à chacun. Elle fait intervenir de multiples facteurs, que ce soit du côté de notre contribution ou de notre rétribution. Nous contribuons de multiples manières au bureau : nous apportons notre compétence, notre capacité à créer du lien, notre personnalité, notre créativité, notre bonne humeur… Et nous sommes en retour rétribués de multiples manières également. Il y a bien sûr le salaire, mais celui-ci représente en réalité une partie seulement de ce qui nous rétribue par le travail. Les leviers à l’origine de notre motivation au travail vont bien au-delà de la question financière, et varient considérablement selon les individus : un travail pourra être motivant parce que l’ambiance y est excellente, qu’il n’est pas loin de notre domicile, qu’il nous permet d’aménager nos horaires, qu’il est utile à notre carrière et source d’évolution, que nous nous y sentons reconnus et traités avec équité, que notre job nous stimule intellectuellement, que la stratégie de l’entreprise nous paraît claire et cohérente…

Nous ne sommes donc pas tous les mêmes face à la motivation. Ce qui motivera l’un ne fonctionnera pas pour un autre. Cette multiplicité des facteurs de contribution et de rétribution influencent donc notre motivation avec une grande variabilité selon chacun. C’est une des raisons qui rendent le management subtil ! Un manager efficace à motiver ses équipes aura ainsi la capacité à décrypter chez chacun de ses collaborateurs ses propres leviers motivationnels.

Alors comment interpréter ce blues de la rentrée et quand faut-il s’inquiéter ? Il faudra distinguer l’état passager lié à un changement de rythme, d’un état plus intense révélateur d’un questionnement plus profond. Deux indices peuvent nous mettre sur la voie : d’une part la durée de l’état de démotivation d’autre part les signes corporels qui y sont associés. Concernant la durée : si cet état ne passe pas après quelques jours de reprises mais qu’il s’installe et pose comme un voile gris et permanent sur le quotidien professionnel, il y aura matière à s’interroger. Il faudra également envisager prêter attention à un état de démotivation professionnel si des symptômes corporels apparaissent (maux de tête, de ventre, troubles du sommeil, troubles alimentaires, réactions cutanée, etc.). Notre corps est un allié précieux quand il s’agit de décrypter les maux de l’âme.

Dans tous les cas, en cette période de rentrée, l’aide d’un coach professionnel pourra s’avérer utile pour un « ckeck-up » motivationnel. Car comme nous l’avons vu, si certains états de démotivation ne sont que la conséquence d’une rupture entre rythme de vacances et rythme professionnel, d’autres états de démotivation révéleront à un mal-être plus profond, qu’il est préférable de ne pas remettre sous le tapis jusqu’aux prochaines vacances !

 

Témoignages clients

« Rodéric accompagne chaque année une journée de travail de l’équipe des 15 personnes chargées de l’animation de notre centre culturel. J’apprécie beaucoup, dans cet accompagnement, la juste distance de Rodéric : suffisamment présent pour offrir un cadre rassurant et cohérent, mais suffisamment distant pour permettre l’émergence d’une réelle créativité des participants, l’émergence de neuf, de surprises. Autre qualité très appréciée : la qualité d’écoute aussi bien pour préparer cette journée et formuler ses objectifs que pendant la journée elle-même, ce qui nécessite une adaptation de chaque instant. Les outils utilisés sont à la fois simples et très efficaces, ce qui fait qu’en peu de temps le meilleur de la créativité peut s’exprimer. Et en fin de journée, l’esprit de synthèse de Rodéric, allié à une dimension pragmatique, aboutit à une mise en œuvre fructueuse dans le temps. »
Jean Côme Renaudin, directeur du Forum 104

 


« Après avoir subit pendant des mois tous les impacts des dysfonctionnements d’équipe et déséquilibres professionnels, la direction est à nouveau sur les rails. Où en serions-nous aujourd’hui sans l’appui de Rodéric ? Il faut une grande maîtrise et une pratique éprouvée de l’humain et de l’entreprise, une réelle expertise des situations de conflits, pour accompagner leur résolution. Rodéric nous a permis de solder tous nos antagonismes grâce à une écoute individuelle et collective, et a progressivement réintroduit les conditions d’une nouvelle harmonie professionnelle. Si l’équipe a construit sa nouvelle organisation de service, Rodéric a encadré nos échanges et sécurisé nos décisions. Rapide dans la compréhension des problèmes, efficace dans les solutions à mettre en œuvre, rassurant, patient, bienveillant, toujours. La direction a retrouvé l’envie d’entreprendre, et sans ce coaching, nous n’y serions pas arrivés. »
Martine Quillévéré, directeur des affaires économiques de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Yvelines

 


« Notre Codir avait besoin de retrouver une dynamique, une fluidité relationnelle, un alignement et une efficacité opérationnelle qui n’étaient plus suffisamment exprimés. Cela passait nécessairement par la libération de la parole, des remises en question individuelles et du groupe, une élaboration sur la vision d’une équipe de Direction efficace et exemplaire… Une approche difficile à mettre en œuvre en autonomie. Rodéric nous a permis de réaliser cette transformation de manière particulièrement efficace. Par son attention, sa relation simple et directe, sa compréhension des phénomènes en jeu et l’acuité de ses interventions, Rodéric a su poser au groupe un cadre d’expression et d’écoute sécurisé … qui n’attendait sans doute que cela pour se réinventer. »
Christophe Claudel, Président, Itélios 

 


« Je collabore avec Rodéric depuis maintenant 5 ans pour animer des conférences et des ateliers sur nos salons Réunir et Carrefour des Assistantes. C’est à chaque fois un plaisir renouvelé de faire appel à un professionnel tel Rodéric, les sujets qu’ils traitent sont à chaque fois un succès auprès des visiteurs. A la fois pratiques et pertinentes, ses interventions apportent une réflexion, de nouvelles idées et les outils pour avancer. Très à l’écoute des autres, il sait les accompagner dans leur problématique.»
Anne-Laure Saliba, Directrice communication, Salon Réunir

 


 » Une excellente compréhension de la problématique de l’entreprise et une forte capacité d’adaptation permettent à Rodéric d’animer avec simplicité et efficacité ses séminaires. Une belle valeur ajoutée pour permettre à une équipe de grandir ensemble et de progresser. Merci encore. »
Benoît de Blanpré, Directeur du Centre Port-Royal

 


« Nous avons travaillé quelques mois avec Rodéric sur une problématique d’équipe complexe dans un contexte économique difficile. Il m’a permis d’y voir plus clair dans la manière de prioriser les actions à mener et surtout, de ne pas stigmatiser les uns ou les autres. Derrière sa pratique de coach, on sent surtout une grande bienveillance à l’égard de chacun. »
Christine Le Touche, Directrice Marketing Le Monde Interactif

 


« Un grand merci pour l’animation de notre séminaire DSI. Celui-ci s’est très bien déroulé, les participants étaient très contents du travail accompli sur la notion de coopération en équipe. »

Joëlle Martinage, Société Générale

 


« 2 jours de séminaire. Retour dans l’équipe et la « vraie vie ». Question : Je classe et remets la tête dans le guidon ou j’essaie ? Bien tentée par un classement vertical, mais quelque chose me titille… Peut-être finalement ne suis-je pas revenue les mains vides. Je décide donc de me poser un instant et de réfléchir : j’ai appris de Rodéric à mettre à profit la connaissance que j’avais déjà de mon équipe et surtout à avoir envie de découvrir le reste. J’ai également compris que je n’étais pas le manager nul que je pensais, que se poser des questions n’était pas une perte de temps, que dire et redire n’était pas inutile, qu’expliquer avant de faire était nécessaire, que j’avais la capacité de trouver seule les clés de certaines portes verrouillées. Avec quelques mois de recul maintenant, je vois les progrès faits, les situations débloquées et le mieux être que chacun y a gagné (l’équipe, mais aussi moi à côté d’elle). Conclusion : heureusement que je n’ai pas classé !! Merci à Rodéric pour savoir écouter, réveiller aussi, et s’adapter au caractère de chacun des participants avec une infinie patience. »
Corinne RAYNAL, Responsable du Service médical, Macif-Mutualité

 


 

Le fantasme de l’intelligence collective

Combien de livres parus sur ce concept ? Comme dit l’adage, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Ou pas. Ensemble, il est aussi possible d’aller nulle part. Mon agenda bien rempli de spécialiste des équipes en difficulté en témoigne.

L’intelligence collective… ou la croyance largement répandue selon laquelle il y aurait un stade de développement pour une équipe, au cours duquel l’entité équipe n’agirait plus comme une collection d’individus mais comme un organisme vivant et unifié. Belle image, mais faible réalité. Elles existent néanmoins ces équipes efficaces. Mobilisent-elles pour autant une intelligence collective ? Qui dit intelligence dit cerveau. A-t-on déjà vu une équipe disposant d’un cerveau partagé ? Ce qui est visible en revanche, c’est la capacité de plusieurs individus à trouver chacun suffisamment de motivation pour faire converger leur engagement individuel vers un objectif commun. Le résultat est collectif. L’intelligence qui a été mobilisée pour y parvenir, elle, est parfaitement individuelle.

Il ne s’agit pas de mégoter sur les mots, la distinction est essentielle. En tant que coach d’équipe, mon attention portée au collectif ne sera pas du tout la même si je le considère comme une entité unique en devenir ou si je le considère comme une somme d’individus aux intérêts, besoins, attentes et motivations variées. Dans le premier cas je vais tenter d’appliquer des méthodes génériques correspondant à MA vision des choses. Dans le second, je vais partir des principales composantes de l’équipe et de leurs systèmes d’interaction. Pour transformer la dynamique d’une équipe, il est impératif de s’intéresser au maillage relationnel qui l’a façonnée, de comprendre la manière dont chaque individu arbitre en son âme et conscience, entre ses besoins et la manière dont l’environnement « équipe » les nourrit. Cet arbitrage entre contribution et rétribution est propre à chacun, fonction de sa personnalité, de son histoire de vie personnelle et professionnelle. Il serait plus aisé de regarder l’équipe comme un collectif indissociable. Pourtant, permettre à une équipe de retrouver le chemin de la performance nécessite ce travail fin, avec chacun, au rythme de chacun. Tout l’art du coaching d’équipe est d’y parvenir en animant un groupe. On me demande souvent s’il existe des secrets de fabrication dans ce métier. La réponse pourrait être oui. Créer ou recréer une dynamique de co-construction dans une équipe démotivée, désorganisée, en conflit… Le « secret » est de parvenir à comprendre rapidement de quelles individualités est faite l’équipe. De trouver le canal de communication qui me permettra d’établir un contact de qualité avec chacune d’entre elles. De parvenir à maintenir l’intensité et la sincérité de ce contact avec toutes, toute au long du processus de réflexion et de transformation. De traiter chaque résistance individuelle, chaque réserve à sa juste valeur, en prenant le temps nécessaire.

Dans ces conditions, et seulement dans ces conditions, il sera possible de réveiller en chacun l’envie de s’associer à une cause commune. Mais il est important d’accepter que l’engagement et la motivation naîtront au plus profond de chaque membre de l’équipe, pour des raisons très différentes, raisons qui parfois m’échappent. Quelle importance ? L’essentiel est le mouvement. C’est à ce moment précis que je sais si nous atteindrons l’objectif. Je peux passer l’essentiel d’une session collective à aller chercher cette communion d’envies individuelles. Le reste n’est que formalité ensuite. Un collectif réveillé dont chaque membre a trouvé une bonne raison d’avancer avec les autres sera d’une redoutable efficacité quand il s’agira d’imaginer un nouveau fonctionnement, une charte de communication, un plan d’actions stratégique…
Arrêtons donc de nous gargariser avec ces termes creux dont personne ne comprend le sens réel, ce qui fait dire à une majorité que ce doit être un concept puissant. L’intelligence collective n’existe pas ! La réalisation collective, en revanche, oui, et c’est à cela qu’il faut s’atteler.